Les ingrédients à éviter dans nos produits de beauté

Un jour -va savoir pourquoi- tu te réveilles en décidant que désormais PLUS JAMAIS tu ne tartineras ta peau de cochonneries en tout genre. Ce même jour, tu saisis tous tes produits en ayant l’espoir d’éliminer le moindre petit ingrédient suspect. Problème… Tu n’y connais rien. T’inquiète, j’ai la solution. Viens par là, j’ai fais un résumé des petites recherches qui m’ont été bien utiles !

Chaque produit contient plus ou moins d’ingrédients mauvais. Ces éléments sont listés au dos de ton produit, sous forme d’une liste établie selon une nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques INCI. Cherchons ensemble les ennemis qui se cachent en tous petits derrière ton flacon…

Les agents occlusifs

Ces produits forment un film qui obstrue les pores de la peau et étouffe nos cheveux. A court terme, le produit semble fonctionner à merveille. Tes cheveux sont plus doux, plus brillants, mieux gainés et ta peau semble bien plus lisse. Et pourtant… Cette couche supplémentaire éteint à petit feu le reste de vitalité de ton épiderme en te faisant croire à un miracle. Les silicones font partie de ces agents. En plus de détruire ton pauvre petit corps, ils mettent longtemps à se dégrader et ne participent donc pas à sauver l’environnement. Les ammoniums quaternaires sont utilisés dans les produits en remplacement des silicones, mais ils sont tout aussi nocifs. Se méfier donc des grosses bannières « sans silicone » qui cachent parfois une belle misère… Les huiles minérales sont issues du pétrole. Elles ne sont pas biocompatibles, c’est-à-dire qu’elles ne pénètrent pas dans ta peau et empêchent l’écoulement naturel du sébum laissant place à une grande sécheresse. En rejetant ce produit, ta peau devient sensible, irritée, voir eczémateuse…

Comment les reconnaître ?

  • silicones : dimethicone, dimethiconol, phényldiméthylpolysioxane, cyclopentasiloxane 
  • ammoniums quaternaires : cetrimonium, behentrimonium methosulfate, stearalkonium chloride
  • huiles minérales : petrolatum, paraffinum liquidum, mineral oil, ceresin

Les parabènes

Utilisés comme conservateurs, les parabènes font partie de la liste actuelle des produits potentiellement cancérigènes. Bien qu’ils soient antibactériens (et donc sensés débarrasser notre peau de tous ces petits intrus indésirables), ils font l’objet d’irritations et d’allergies. Attention ! La mention « sans parabène » peut laisser place à d’autres produits tout aussi dangereux. Le méthylisothiazolinone, considéré comme le nouveau parabène, est loin d’être innocent. Utilisé déjà il y a une vingtaine d’années, il était apprécié pour son faible coût. Après les scandales au sujet du parabène, les industriels se sont retournés vers lui. Pourtant, il est considéré comme un irritant puissant pouvant occasionner des gênes respiratoires. D’autant plus qu’on le suspecte aussi d’être cancérigène.

Comment les reconnaître ?

  • parabènes : paraben, parabène, methylparaben, éthylparaben, isopropylparaben, butylparaben, parahydroxybenzoate de méthyle, 4-hydroxybenzoate de propyl
  • méthylisothiazolinone

Les sulfates

Les sulfates… Voilà de beaux agents trompe-l’œil ! Et pour cause, ils font mousser les produits. Hors, on a vite tendance à faire le rapprochement « s’il mousse, c’est qu’il est efficace ». Faux et archifaux… Les sulfates sont des tensioactifs qui dégraissent puissamment. A force d’utilisations, la peau est asséchée jusqu’à voir disparaître sa barrière naturelle de protection, laissant ainsi pénétrer les impuretés.

Comment les reconnaître ?

  • sulfates : sodium laureth sulfate, ammonium lauryl sulfate, laurylsulfate de sodium

Les sels d’aluminium

Les anti-transpirants en sont remplis ! Les sels d’aluminium sont connus pour boucher les pores. En resserrant très fort ces petits orifices, ils ne font qu’étouffer la peau. De plus, ils sont potentiellement cancérigènes.

Comment les reconnaître ?

  • sels d’aluminium : aluminium sulfate, aluminium stearate, aluminium chlorohydrate, chlorohydrate d’aluminium

Les phtalates

Les phtalates sont présents dans les vernis (meilleure conservation) et les parfums (tenue plus durable). Potentiellement cancérigènes, on les suspecte également d’être des facteurs d’augmentation de survenue de diabète de type II, d’être toxiques et nocifs pour la reproduction.

Comment les reconnaître ?

  • phtalates : butyl benzyl phtalate, BBP, dibutyl phtalate, DBP, diethyl phtalate, DEP, dimethyl phtalate, DMP, dioctyl phtalate, DOP

Les filtres UV

Destinés à protéger la peau des rayons du soleil, les filtres UV sont contenus dans de nombreuses crèmes solaires. Ce sont des perturbateurs endocriniens, ce qui signifie qu’ils dérèglent les hormones de notre organisme. Ils circulent dans le sang puis l’urine et même dans le lait maternel. De plus, ils sont mauvais pour l’environnement puisqu’ils condamnent les coraux (ils se décolorent puis meurent). Attention, cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner la protection solaire ! Pour défendre notre peau, il suffit de choisir des produits à filtres minéraux.

Comment les reconnaître ?

  • filtres UV : benzophénone, benzyl salicylate, titanium dioxide, PABA, butyl methoxydibenzoylmethane, camphor benzalkonium methosulfate

Les éthers de glycol

Ces agents sont des solvants. Ils sont utilisés dans de nombreux produits très divers comme l’encre, la peinture, mais aussi les vernis. Les éthers de glycol dans les cosmétiques pénètrent dans l’organisme et ne se biodégradent pas. Ils arrivent à traverser l’épiderme et même le placenta. On leur attribue certains cancers et une toxicité pour la reproduction.

Comment les reconnaître ?

  • éthers de glycol : phénoxytol, phénoxéthanol

Les alkylphénols

Les alkylphénols sont des émulsifiants. Ils mélangent des liquides qui ne seraient pas miscibles seuls (eau + huile par exemple). C’est un perturbateur endocrinien. La réglementation européenne est très stricte sur des seuils établis pour restreindre leur présence, dans les aliments notamment.

Comment les reconnaître ?

  • alkylphénols : éthylphénol, octylphénol, nonylphénol, amylphénol

Les composés éthoxylés et propoxylés

Ces ingrédients sont émulsifiants. On les retrouve dans les gels, les crèmes… La principale toxicité des composés éthoxylés et propoxylés provient d’un élément utilisé lors de leur fabrication : l’oxyde d’éthylène. C’est un gaz polluant, toxique et cancérigène.

Comment les reconnaître ?

  • composés éthoxylés et propoxylés : butoxynol, PEG, dimethicone copolyol, sodium laureth sulfate, ammonium laureth sulfate, ceteareth-60 myristyl glycol

Les formaldéhydes et libérateurs de formaldéhydes

On en retrouve dans les teintures et les vernis notamment. Ces produits sont cancérigènes par leur inhalation. Ces faits sont reconnus pour les formaldéhydes, mais pas pour les libérateurs de formaldéhydes (qui ne le sont pas moins pour autant).

Comment les reconnaître ?

  • formaldéhydes et libérateurs de formaldéhydes : formaldéhyde, imidazolidinyl urea, DMDM hydantoin, quaternium-15

Le triclosan

Présent dans de nombreux produits comme les mousses à raser et les dentifrices, le triclosan fait office de conservateur. Cet antibactérien est un perturbateur endocrinien qui diminue la production d’oestrogènes, ralentit le développement cérébral et qui serait potentiellement cancérigène.

Comment le reconnaître ?

  • triclosan, trichloro, carbanilide, éther de diphényle d’hydroxyle

BHA et BHT

Les BHA et BHT sont des antioxydants. Ils permettent aux matières huileuses de ne pas rancir. La toxicité apparait sur le long terme. On remarque des dommages sur l’immunité, les poumons, les reins, le foie et la glande thyroïde.

Comment les reconnaître ?

  • BHT, BHA, butylhydroxytoluène, butylhydroxyanisole

Cette liste est bien entendue non exhaustive. Il existe encore de nombreux produits toxiques et nocifs pour la santé. Si tu viens de sauter sur tes produits et qu’aucun n’est exempt de ces ingrédients… Pas de panique ! Bien sûr, les produits que nous consommons sont bourrés de ces vilaines choses. Pour autant, il ne suffit pas de les jeter à la poubelle en quête du produit parfait. Déjà, parce que c’est du gaspillage -et le gaspillage, c’est mal-. Ensuite, parce que ce n’est pas la solution. La solution, c’est d’en apprendre un peu plus chaque jour pour aboutir à une routine soins de cosmétiques « propres » que tu auras choisis avec amour. Les produits sans danger potentiel n’existent pas. Ta mission, si tu l’acceptes, est de protéger ton petit corps en limitant la consommation de ce qui semble dangereux pour lui -sans pour autant te torturer l’esprit parce qu’au dos de ton dentifrice il y a un mot en 28 lettres que tu n’arrives pas à déchiffrer-.

J’espère que cette liste t’as fait gagné du temps et que tu pourras désormais te tourner vers des produits plus « green » ! Si tu es intéressée par des articles sur ce sujet, laisses un commentaire. A bientôt ♡

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